CIGARETTE ÉLECTRONIQUE : UNE AIDE CRÉDIBLE POUR ARRÊTER DE FUMER ?

 

Vapoter pour arrêter de fumer : que disent les chiffres ?

Selon les données de Santé Publique France (2023), 7,3 % des adultes de 18 à 75 ans vapotent, dont 5,5 % quotidiennement. Parmi eux, une grande partie est constituée d’ex-fumeurs. La cigarette électronique est ainsi perçue comme une alternative au tabac combustible.

L’enquête de l’Office for Health Improvement and Disparities (Royaume-Uni, 2022) indique qu’environ 60 % des vapoteurs britanniques sont d’anciens fumeurs. Les autorités sanitaires anglaises considèrent d’ailleurs l’e-cigarette comme une aide efficace au sevrage, intégrée dans certaines campagnes publiques d’aide à l’arrêt du tabac.


La cigarette électronique est-elle vraiment efficace pour le sevrage ?

Pour Dr Marion Adler,  Médecin tabacologue à l’hôpital Antoine-Béclère (Clamart) et membre de la Société francophone de tabacologie, l’e-cigarette « est aujourd’hui la méthode la plus plébiscitée par les patients ». Elle n’est pas reconnue officiellement comme médicament, mais ses résultats cliniques sont probants.

Une méta-analyse de la Cochrane Library (2024), couvrant 88 études internationales, confirme que les cigarettes électroniques contenant de la nicotine augmentent les chances d’arrêter de fumer de 50 à 60 % comparé aux substituts classiques (patchs, gommes).

Une étude publiée dans le New England Journal of Medicine (Hajek et al., 2019) montrait un taux d’abstinence de 18 % à 1 an chez les vapoteurs, contre 9,9 % chez ceux utilisant uniquement des substituts.


Plus efficace que les substituts nicotiniques ?

Toujours selon Cochrane (2024) ayant analysé 88 études : pour 100 fumeurs utilisant des substituts, 10 en moyenne arrêtent à 6 mois. Ce chiffre monte à 14 chez les vapoteurs. Bien que l’écart puisse paraître modeste, il est statistiquement significatif. De plus, vapoter permet de mieux réguler la dose de nicotine ingérée, ce qui peut être déterminant en période de forte envie.

Le Dr Marion Adler recommande de ne pas hésiter à combiner vape et substituts au début, en veillant à utiliser un e-liquide avec un dosage de nicotine suffisant. L’objectif est de réduire progressivement la fréquence d’utilisation puis le taux de nicotine.

En moyenne on estime que les chances d’arrêter le tabac sont plus élevé de 50 à 60 % avec la e-cigarette. toujours selon le New England Journal of Medicine, 2019

Pour cela il est impératif d’utiliser un liquide suffisamment dosé en nicotine, et par palier en suite de baisser la fréquence de vapotage et le taux de nicotine.


Un moindre risque pour les poumons et les artères

Le Professeur Antoine Flahault, épidémiologiste et directeur de l’Institut de santé globale à l’Université de Genève, rappelle que « la nicotine n’est pas cancérigène ni responsable des maladies cardiovasculaires ou pulmonaires liées au tabac« . Les principaux responsables sont le goudron et le monoxyde de carbone issus de la combustion.

Une étude in vitro publiée en 2020 (Archives of Toxicology) a montré que des cellules bronchiques exposées à la vapeur de cigarette électronique restaient en majorité viables, contrairement à celles exposées à seulement deux bouffées de fumée de tabac.

Le Collège Royal des Médecins (UK, 2016) considère que vapoter est « au moins 95 % moins nocif que fumer ».

ATTENTION : on évoque ici les cigarettes électroniques avec e-liquide et non les dispositifs de tabac à chauffer, émettant plus de composants toxiques 


Un impact très réduit sur le risque de cancer

La fumée de tabac contient plus de 70 substances classées cancérigènes (benzène, arsenic, formaldéhyde, chrome, etc.). Selon une étude de l’Institut Pasteur (2021), les vapeurs d’e-cigarettes contiennent jusqu’à 99 % de composés toxiques en moins.

Des recherches en cours (Inserm, 2024) explorent le lien entre usage prolongé de la vape et risque de cancer ORL. Si un léger risque supplémentaire est envisagé, il reste sans commune mesure avec celui du tabac.


Vapotage et santé cardiovasculaire

Contrairement à une étude rétractée en 2019 (Journal of the American Heart Association) liant vapotage et infarctus, les données actuelles ne montrent pas de sur-risque cardiovasculaire pour les vapoteurs.  Cette étude avait été réalisée sur des personnes ayant déjà présenté un infarctus.

Mieux : une étude de 2019 (Journal of the American College of Cardiology) constate une baisse de la rigidité artérielle chez les ex-fumeurs passés à la vape. Et selon une publication de 2022 dans la même revue, le risque de maladie cardiovasculaire baisse de 30 à 40 % pour ceux qui abandonnent le tabac au profit de la vape. Il faudra cependant poursuivre les études afin d’assoir ce chiffre.


Vapoter pendant plusieurs années : un danger ?

80 % des ex-fumeurs vapotent encore un an après l’arrêt, selon le Dr Adler. Pour elle, « c’est un non-problème si cela permet d’éviter une rechute ». Le Pr Flahault ajoute que « la durée de vapotage pourrait ne jamais poser de véritable problème de santé publique, contrairement au tabagisme chronique ».

Il est toutefois préférable de réserver la vape aux situations où l’on fumait auparavant, afin d’en faciliter l’abandon progressif.

Le Dr Adler conseille de l’utiliser jusqu’au moment où vous n’avez plus envie de fumer. Elle recommande également de ne vapoter que dans les endroits et les circonstances dans lesquels vous auriez fumé avant


Et les jeunes dans tout ça ?

L’OMS alerte sur le vapotage chez les mineurs, notamment via les puffs, très populaires mais contenant souvent des arômes sucrés et un fort taux de nicotine. En France, leur interdiction est en cours d’examen.

Néanmoins, les données actuelles ne confirment pas d’effet passerelle entre vape et tabac. Selon l’étude EnClass 2018, seuls 2,8 % des lycéens vapotent quotidiennement, bien que 52 % aient déjà testé.

Le Professeur Flahault affirme également que vapoter ne conduit pas à fumer.

Le Dr Adler affirme : « la vape concurrence la cigarette, elle ne la précède pas.« 


Conclusion : un outil utile pour les fumeurs, pas pour les non-fumeurs

La cigarette électronique n’est pas sans effet sur la santé, mais elle reste très nettement moins nocive que la cigarette classique. Utilisée correctement, elle constitue une aide au sevrage fiable et adaptée à de nombreux profils de fumeurs. Cependant, elle n’a pas vocation à être utilisée par des non-fumeurs ou des adolescents.


Sources principales :

  • Santé Publique France, Prévalence du vapotage 2022

  • Cochrane Database of Systematic Reviews, 2024

  • New England Journal of Medicine, Hajek et al., 2019

  • Institut Pasteur, Analyse des composés de la vape, 2021

  • Journal of the American College of Cardiology, 2019 & 2022

  • Royal College of Physicians, UK, 2016

  • Archives of Toxicology, 2020

  • Inserm, recherche en cours 2023-2024

  • EnClass, Enquête nationale en milieu scolaire, 2018

  • Interviews : Dr Marion Adler (tabacologue), Pr Antoine Flahault (Université de Genève)

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